Chronologie de la Bataille de Verdun

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21 février - 1er mars : l'attaque brusquée

L'Ossuaire et la nécropole de Douaumont

La supériorité écrasante de l'artillerie allemande pulvérise les défenses et les hommes et permet de conquérir terrain et villages entre le bois des Caures et Douaumont dont le fort, presque abandonné, tombe sans coup férir. L'avance allemande est conséquente mais pas décisive.

25 février, le général Pétain prend le commandement de l'armée de Verdun pour organiser la défense.

2 mars - 15 avril : l'attaque générale

Elle a lieu sur les deux rives de la Meuse mais principalement sur la rive gauche. Les combats sont particulièrement acharnés au bois des Corbeaux et sur les pentes du Mort-Homme.

Sur la rive droite, la lutte a pour enjeu principalement le village de Vaux et le bois de la Caillette. Les gains allemands restent limités, c'est pourquoi l'échec d'une attaque de grande envergure. Le général Pétain peut déclarer à ses troupes : « Courage... on les aura ! »

15 avril - 12 juillet : la guerre d'usure

Le général Pétain a rempli sa mission de sauver Verdun, il est remplacé par le général Nivelle. L'ennemi continue son avance pas à pas avec des actions locales extrêmement meurtrières de par et d'autre (côte 304, Mort-Homme, Cumières).

Sur la rive droite, la tentative du général Mangin de reprendre le fort de Douaumont est un échec sanglant (22 mai), alors que le fort de Vaux se rend aux allemands le 7 juin après un siège héroïque d'une semaine. Le 23 juin, 60 000 Allemands sont jetés à l'assaut sur un front de plus en plus étroit pour s'emparer des ruines de Thiaumont et de Fleury pris et repris plusieurs fois. A Froideterre, dernier obstacle avant Verdun, les défenseurs de l'ouvrage se dégagent à la baïonnette et à la grenade. Les 11 et 12 juillet, un ultime effort des troupes allemandes les pousse jusqu’à ce qui sera leur avance extrême : le ravin de la Poudrière et les glacis du fort de Souville.

12 juillet - 15 décembre : la stabilisation et le dégagement

Les combats se succèdent terriblement violents sur les deux rives jusqu’en août. Dès lors, l'effort allemand est de plus en plus détourné de Verdun par la vaste attaque franco-britannique sur la Somme.

A Verdun, l'offensive du général Mangin, le 24 octobre, permet la reprise de Thiaumont et de Douaumont (village et fort) et la capture de 6000 prisonniers. Le fort de Vaux est réoccupé le 2 novembre. L'offensive du 15 décembre complète le dégagement de Verdun en libérant Louvemont et Bezonvaux. 11 000 soldats allemands se rendent. L'ennemi est désormais repoussé à 5 km de son avance extrême de juillet.

Le bilan humain de la bataille de Verdun est effroyable :

377 000 Français, 337 000 Allemands tués, blessés ou disparus.

Et ce n'est qu’en septembre et octobre 1918 que la totalité du territoire perdu depuis le 21 février 1916 sera reconquise grâce à l'engagement massif des troupes américaines. (Extrait des Carnets de route édités par l'Association Nationale du Souvenir de la Bataille de Verdun).