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“Si j’avais su, j’aurais pas venu” disait Petit Gibus dans l’adaptation au cinéma de l’oeuvre de Louis Pergaud : La Guerre des Boutons (1912). Alors que deux films revisitent ce chef d’oeuvre de la littérature française et se disputent la tête du box office, souvenons-nous de l’auteur Pergaud, franc-comtois d’origine, instituteur de profession, écrivain par passion et soldat français pendant la Première Guerre Mondiale.
Né en 1882, Louis Pergaud est mobilisé dès août 1914 au sein du 166ème Régiment d’Infanterie au grade de Sous-Lieutenant. Le régiment est positionné à l’est de Verdun, dans la plaine de la Woëvre, secteur hautement dangereux. Il participe aux combats d’Etain le 25 août 1914 puis à celui de la Ferme Sorel (près de Spincourt, en septembre 1914).
A partir de mars 1915, le régiment se fige du côté de Pintheville et Riaville, deux villages dont il a la garde. A 10 kilomètres au sud, l’armée française tente de prendre la crête des Eparges afin de réduire le Saillant de Saint Mihiel déténu par les allemands depuis septembre 1914. Pour aboutir, l’offensive française sur les Eparges doit être soutenue par une attaque de diversion sur la côte 233. L’attaque débute dans la nuit du 7 au 8 avril 1915, le Sous-Lieutenant Pergaud charge à la tête de ses hommes. Les fils barbelés et tirs de barrage ont raison de l’attaque française. Au matin, Pergaud n’est pas du nombre des rescapés. Blessé au pied, et pris dans un fil barbelé, il semble avoir été récupéré par les soldats allemands peu de temps avant un bombardement français sur les lignes adverses. Son corps n’a pas (encore ?) été retrouvé. Disparu, il est déclaré “Mort pour la France” le 4 août 1921. Ce jugement fera l’objet de deux transcriptions, suite à une erreur sur le prénom : le premier jugement ayant été rendu au nom de Emile Louis au lieu de Louis Emile.
A la demande de Delphine Pergaud, les affaires personnelles de son mari lui furent retournées en juillet 1915. La malle contenant ses effets est exposée au Mémorial de Verdun. Celle-ci contient du linge et notamment une paire de souliers achetée par Louis Pergaud en 1910 pour recevoir le prix Goncourt que lui valut son roman De Goupil à Margot.
Association : Les Amis de Louis Pergaud
L'Association Nationale du Souvenir de la Bataille de Verdun, 
l'Association 14 - 18 Meuse,
s'associent pour vous présenter leur revue :
Verdun, histoire et mémoires, les Cahiers de la Grande Guerre.
Le tome II comporte :
Prix : 18 €
Le numéro 5 de la revue "Tranchées" est disponible en librairie.
A la une de ce nouveau numéro,
Bonne lecture à tous !